MANUEL DE SURVIE

 

hors marges

 

I

 

1          Ce qui apparaît, il n'est pas.

1          Ce qui apparaît, n'est pas.

1.01     Ce qui `apparaît, existe.            `

1.1       L'exister est ce qui est déterminé à apparaître.

1.111   L'apparent est signifiable en tant que tel comme signifié.

2          Ce qui est signifié n'est pas la chose (Ding).

3          Ce qui est signifié représente la connaissance.

3.1       La chose, n'est pas 1α connaissance.

3.2       La connaissance renvoie à la chose comme existence.

3.21     L'exister manque de la chose ; l'existence apparaît comme connaissance

             représentée de la chose manquante.

4        La chose en tant que manquante est la « totali» comme cohérence manifeste de la saisie en procès de son propre vrai : elle est la vraie gnose.

4.1     La chose en tant que présente est la liaison active des faits entre eux, y compris la représentation de la connaissance de la chose comme manque[1].

4.2     Le manque est le signifiant, présent en tant que tel, sans qu'il apparaisse comme tel. (Le manque est miroir.)

4.21     Le manque est, en tant que signifiant, le code de l'apparaître: ce qui dans l'apparaître manque gouverne son fonctionnement.

4.211   Le manque en tant que code est ordonnateur du code sur lequel l'existant est déterminé à apparaître.

4.212   L'ordonnancement de l'existant comme mode d'apparaître de la connaissance de la chose manquante est un accident du rapport en acte entre l'espèce en devenir et la « totali» en procès.

II

0          Je ne suis pas « Moi », moi.

Ainsi de moi, qui deviens mon non-être Mais je ne suis pas mon non-moi.

«Moi », non-moi, l'autre.

Mais je ne suis pas l'autre.

Tel « mien» devenir me revient

comme « Moi », dans l'ordre du discours.

 

1          « Moi » est métaphore de soi.

 

1.01     Le soi est allégorie socialisée de la présence (être 1à).

1.1       Tout énoncé en tant qu'il α pour objet effectif, quand même il ne serait pas immédiatement manifeste, la règle du discours, est métalangage.

 

1.2       « Moi » est l'objet fictivement absconditus de tout énoncé ; dans le récitatifrémonial de sa propre dissimulation, en tant que tel, il fait au mysteιium fonction de simulacre, et d'écran vis-à-vis de l'évidence de l'objectif mis en aeuvre : la règle du discours. 2   «Moi » et celui qui parle sont chacun pour soi objet de l'Autre. 

2.1       L'Autre est à la fois le parlé, et ce qui dans le parlé parle de son manquement.

 

2.11     « Moi », le soi, l'Autre sont fonctions du manque en tant que règle du discours. L'être-ainsi est le discours ; 1'étre-ainsi est le «monde », caput mortuum du discours qui s'objectivise.

 

ΙΙΙ

 

1          La critique est le paradoxe qui fait, en la montrant possible, se saisir la praxis de ce qui la rend vraie, et dévoile son impossibilité manifeste d'être dans l'ordre du discours.

 

1.1       La critique est la négation du discours pratiquée, avec ses moyens contre ses fins.

 

 

IV

 

1                         Inutilement chercherait-on dans ces pages le respect de vocables canonisés comme sentences par telle ου telle « pensée ». Les références formelles sont fruit d'insouciant brigandage. Orthdoxie ου observance, dans leur propension pour ce qui est mort, ne sont que dispositif apprêté pour galvaniser son cadavre. Ce cadavre n'est pas linnéίen : non point classification, mais « erre » (erreur, ου dérive), et point final, toujours.

 

 

 



[1] . Cf. la dramaturgie qui anime sujet et objet absconditi, réciproquement de la nécessité de l'un et du manque de l'autre.